L'interdépendance des aires urbaines de l'Estuaire de la Seine

Octobre 2017

Les déplacements domicile-travail au sein de l'Estuaire de la Seine se traduisent par une redistribution des richesses entre les territoires. Plus de 350 millions d'euros de salaires sont échangés dans l'Estuaire de la Seine.

Dans l'Estuaire de la Seine, les aires urbaines ont un niveau d'interdépendance important (exceptée l'aire urbaine du Havre du fait d'une masse endogène importante.).

Au fil des années, avec la progression des déplacements domicile-travail entre les deux rives de la Seine, les flux de salaires majeurs montrent que le territoire de l'Estuaire permet le développement d'un système économique de proximité.

L'évolution du nombre d'emplois et de l'économie respective des aires urbaines ont des incidences fortes pour le développement économique de l'Estuaire de la Seine dans son ensemble.

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L'Estuaire de la Seine : 18 % de l'emploi régional

Le territoire de l'Estuaire de la Seine représente 18 % de l'emploi normand. Les salariés travaillant dans les huit aires urbaines de l'Estuaire perçoivent 4,1 milliards d'euros de salaires.

Sur les 4,1 milliards d'euros de salaires versés dans les huit aires urbaines de l'Estuaire, 1,3 milliard sont perçus par des salariés habitant en dehors de l'aire urbaine de travail. La somme des échanges de salaires au sein de l'Estuaire est de 982 millions d'euros.

Des échanges importants entre Le Havre et Rouen

Les trois aires urbaines normandes les plus importantes (Rouen, Caen et Le Havre) échangent au total 225 millions d'euros. Les échanges de salaires se font en majorité entre l'AU de Rouen et celle du Havre avec 164 millions d'euros, soit 73 % des flux de salaires entre ces trois agglomérations, démontrant ainsi la faiblesse des relations Caen / Le Havre et Caen / Rouen

Île-de-France : des échanges au bénéfice des Normands

761 millions d'euros sont échangés entre les 10 aires urbaines de l'étude (les 8 aires urbaines estuariennes et celles de Caen et de Rouen) et la région Île-de-France, mais il existe un fort déséquilibre : elles perçoivent quatre fois plus de salaires qu'elles n'en redistribuent au bassin parisien.

En savoir plus sur l'étude

L'AURH publie en septembre 2017 l'étude intitulée Flux de salaires et interdépendances dans l'Estuaire de la Seine ainsi que sa synthèse en quatre pages.

L'étude identifie les dynamiques d'échanges de salaires générées par les salariés au sein du territoire de l'Estuaire de la Seine (déplacements quotidiens domicile-travail effectués par les navetteurs et flux de salaires). 

L'importance des flux de salaires et leur organisation permet d'observer la redistribution des richesses dans l'Estuaire de la Seine et de mesurer l'interdépendance des aires urbaines.

Cliquez ici pour télécharger l'étude et sa synthèse